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Les violations des droits humains en hausse de 26 % en mai 2026, alerte le BCNUDH

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Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 481 violations et atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo au cours du mois de mai 2026. Une hausse de 26 % par rapport au mois précédent, principalement attribuée à l’intensification des attaques des groupes armés dans l’est du pays.

Il a été a documenté 481 violations et atteintes aux droits humains ayant affecté 1 188 victimes en République démocratique du Congo durant le mois de mai 2026. Par rapport au mois d’avril, où 382 cas avaient été enregistrés, le nombre de violations a augmenté de 26 %, tandis que celui des victimes a progressé de 20 %.

Selon le BCNUDH, cette détérioration de la situation est principalement liée à la multiplication des attaques contre les civils menées par les Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires de Mambasa, en Ituri, et de Beni, au Nord-Kivu, ainsi qu’à la résurgence des activités de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la province du Bas-Uélé.

Les provinces en conflit demeurent les plus touchées, avec 393 violations recensées pour 886 victimes. Dans les provinces non affectées par les conflits, le BCNUDH a enregistré 88 violations, ayant fait 302 victimes.

Le rapport relève également 40 cas de violences sexuelles liées au conflit, concernant 59 victimes, dont 33 femmes, 25 filles et un homme. Le Nord-Kivu concentre à lui seul 73 % des victimes. Les acteurs étatiques sont mis en cause dans 27 cas, dont 26 attribués à des éléments des FARDC. Parmi les groupes armés, le M23 est le principal auteur présumé, avec 14 victimes.

Le BCNUDH souligne par ailleurs la persistance des restrictions de l’espace civique. Au total, six violations liées aux libertés publiques ont été documentées, touchant 22 personnes, dont 20 femmes. Les victimes sont notamment des défenseurs des droits humains, des journalistes, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile.

En matière de protection individuelle, sept cas de menaces contre des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été recensés dans plusieurs provinces. Les auteurs présumés sont des éléments de l’AFC/M23, des agents de la Police nationale congolaise (PNC) et des autorités judiciaires.

Joslin Lomba

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