Les médecins du Kasaï annoncent un mouvement de grève sèche pour protester contre le non-paiement de leurs salaires et primes. Ils exigent une régularisation rapide de leur situation, faute de quoi les activités médicales pourraient être fortement perturbées dans plusieurs structures sanitaires de la province.
Le malaise s’accentue au sein du corps médical dans la province du Kasaï. Réunis au sein d’un collectif regroupant notamment le Synamed, le Symeco et le Synemed, les médecins dénoncent le retard dans le paiement de leurs rémunérations et de la prime de risque.
Dans une correspondance adressée au gouverneur de province ce mardi 25 août 2026, dont une copie a été consultée par MCP, les médecins font part de leur vive inquiétude face à la dégradation de leurs conditions socio-professionnelles.
« Nous, médecins œuvrant dans les zones de santé, hôpitaux généraux de référence, centres hospitaliers et institutions sanitaires de la province du Kasaï, réunis en collectif ce jour, venons par le présent mémorandum porter à votre haute attention la situation socio-professionnelle alarmante que nous traversons », écrivent-ils.
Deux mois sans rémunération
Selon les signataires du mémorandum, plusieurs médecins de la province accusent deux mois d’impayement, notamment concernant le salaire et la prime de risque. Cette situation, dénoncent-ils, plonge de nombreux professionnels de santé dans une précarité financière importante et affecte leurs conditions de travail.
Face à cette situation, les organisations syndicales demandent aux autorités provinciales et nationales de prendre des mesures urgentes afin de procéder à la régularisation des paiements.
Vers une grève sèche
Les médecins préviennent qu’en l’absence d’une réponse favorable à leurs revendications, ils pourraient déclencher une grève sèche, avec pour conséquence la suspension des activités médicales dans les structures concernées.
Cette menace fait craindre des répercussions sur la prise en charge des patients, particulièrement dans les zones de santé et les hôpitaux généraux de référence qui dépendent fortement de la présence des médecins.
Les professionnels de santé appellent ainsi les autorités à privilégier le dialogue et à trouver rapidement une solution à cette crise salariale afin d’éviter une paralysie du secteur médical dans la province du Kasaï.
Jacques Youssein Kijaja















