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Kinshasa : Martin Fayulu critique le coût et la fréquence du contrôle technique des véhicules

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Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a vivement réagi, ce vendredi 7 août 2026, au dispositif de contrôle technique des véhicules mis en œuvre à Kinshasa. Tout en reconnaissant l’utilité de cette mesure pour renforcer la sécurité routière, l’opposant dénonce un coût qu’il juge élevé ainsi qu’une fréquence qu’il estime excessive au regard des réalités socio-économiques des usagers.

Dans une déclaration publiée sur son compte X, Martin Fayulu s’interroge sur l’obligation faite aux propriétaires de véhicules de se soumettre au contrôle technique à deux reprises chaque année, moyennant des frais variant, selon lui, entre 30 et 80 dollars américains, hors taxes.

« Le contrôle technique des véhicules à Kinshasa ressemble de plus en plus à une arnaque. S’il est indispensable pour prévenir les accidents, comment justifier qu’il soit imposé deux fois par an à tous les véhicules, pour un coût de 30 à 80 dollars (hors taxes), dans un contexte où le pouvoir d’achat est parmi les plus faibles ? », a déclaré Martin Fayulu.

L’opposant estime que les autorités provinciales devraient communiquer davantage sur les fondements de cette politique, notamment en présentant des données objectives justifiant la périodicité des contrôles ainsi que les critères ayant conduit à la fixation des tarifs.

« Les autorités de la ville de Kinshasa ont le devoir d’expliquer, chiffres à l’appui, la nécessité de cette fréquence et les raisons qui justifient ces tarifs », a-t-il ajouté.

Pour Martin Fayulu, si le contrôle technique constitue un instrument essentiel de prévention des accidents de la circulation, sa mise en œuvre ne devrait pas entraîner une pression financière supplémentaire sur les ménages, particulièrement dans un contexte marqué par un pouvoir d’achat limité et à l’approche de la rentrée scolaire.

 » La sécurité routière est une exigence, mais elle ne doit pas servir à imposer une charge insoutenable aux ménages. Il est temps de revoir la fréquence et le coût du contrôle technique à Kinshasa », a-t-il conclu.

Cette sortie relance le débat sur l’équilibre entre les impératifs de sécurité routière et les capacités financières des automobilistes. Elle remet également en lumière les attentes de nombreux usagers concernant une meilleure transparence dans la fixation des tarifs et des modalités d’application du contrôle technique dans la capitale congolaise.

Roberto Tshahe Da Cruz

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