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mardi, février 10, 2026
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Face à Jean-Pierre Lacroix, l’ECC et la CENCO plaident pour un dialogue national inclusif, clé de la paix durable

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En séjour à Kinshasa, le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a rencontré, ce lundi 9 février, les responsables de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), au siège de la MONUSCO. Une rencontre au cœur des enjeux sécuritaires qui continuent de secouer l’Est de la République démocratique du Congo.

Au menu des échanges : la mise en œuvre effective du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, ainsi que les perspectives d’un retour à une paix durable dans les provinces orientales du pays. Face au diplomate onusien, les deux confessions religieuses ont réaffirmé leur conviction : sans dialogue national inclusif, aucune sortie de crise crédible ne saurait être envisagée.

Jean-Pierre Lacroix a salué l’engagement constant de l’ECC et de la CENCO en faveur de la concertation nationale et a souligné le rôle central des Églises dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale.

« M. Lacroix nous a reçus en consultation pour échanger sur la dynamique visant à opérationnaliser le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, à la suite des progrès annoncés à Doha. Il a également reconnu les efforts de nos Églises pour leurs appels incessants au dialogue comme fondement d’une paix durable », a déclaré le pasteur Maurice Mondengo, directeur de cabinet adjoint du président national de l’ECC, chargé de la communication et des relations publiques.

Tout en reconnaissant les avancées issues des processus de Doha et de Washington, l’ECC et la CENCO estiment que ces initiatives restent insuffisantes face à l’ampleur de la crise. Pour elles, seule la mise en œuvre d’un dialogue national inclusif, tel que prévu dans la feuille de route conjointe des Églises et du cabinet du chef de l’État, peut ouvrir la voie à une solution durable.

« Les Congolais continuent de mourir pendant que l’on parle de cessez-le-feu. Tant que celui-ci ne se matérialise pas sur le terrain, il ne peut y avoir de paix », ont-elles martelé.

L’Église protestante a, en outre, dénoncé le paradoxe d’un discours de paix alors que les armes continuent de crépiter dans l’Est du pays. Selon elle, une paix imposée par la force est vouée à l’échec et seule une concertation sincère et inclusive entre les acteurs congolais peut restaurer durablement la stabilité.

 

BM

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