En mission à Kinshasa, l’administrateur du Fonds monétaire international (FMI) pour le Groupe Afrique III, Regis O. N’sonde, a évalué, jeudi 26 février 2026, l’état d’avancement du programme triennal conclu avec la République démocratique du Congo (RDC). Les échanges ont porté principalement sur la situation macroéconomique du pays et la mise en œuvre des réformes convenues avec les autorités.
La RDC bénéficie, depuis janvier 2025, d’un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant d’environ 1,7 milliard de dollars, ainsi que par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), estimée à près d’un milliard de dollars.
L’ensemble représente un appui financier global d’environ 2,7 milliards USD, destiné à soutenir la stabilité macroéconomique et à accompagner les réformes structurelles.
Selon le représentant du FMI, le programme demeure globalement conforme aux objectifs fixés. Toutefois, plusieurs facteurs de risque ont été relevés, notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et les incertitudes liées au contexte économique et politique international.
Ces éléments pourraient peser sur les équilibres budgétaires et la trajectoire de croissance si les mesures d’ajustement ne sont pas maintenues.
La mobilisation des ressources internes reste l’un des piliers du programme. Des discussions techniques sont en cours pour renforcer l’efficacité de la collecte des recettes et rationaliser le système fiscal congolais.
Des avancées ont été saluées lors de la deuxième revue du programme, en décembre dernier. Le FMI estime néanmoins que les efforts doivent se poursuivre, au regard des besoins de financement élevés et de la pression accrue sur les dépenses publiques.
Masse salariale et discipline budgétaire
La question de la masse salariale dans la fonction publique, considérée comme un risque budgétaire majeur, a également été examinée. Les autorités congolaises ont réaffirmé leur engagement à contenir les dépenses tout en améliorant la mobilisation des recettes.
À l’issue de la mission, le FMI s’est dit rassuré par la volonté du gouvernement de maintenir le cap des réformes et de préserver la stabilité macroéconomique, malgré un environnement sécuritaire et international jugé incertain.
Joslin Lomba















