La mort tragique du boxeur congolais Roméo Katompa, alias Bololo, survenue dans la nuit du 16 au 17 juillet à Johannesburg, en Afrique du Sud, a suscité une vive émotion et une vague d’indignation au sein de l’opinion publique nationale et internationale.
Dans les heures qui ont suivi le drame, plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux ont associé ce décès à une attaque ciblée menée par des manifestants xénophobes.
Face à cette situation, l’ambassade de la République démocratique du Congo en Afrique du Sud a annoncé avoir officiellement saisi les autorités sud-africaines compétentes afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès.
« Dès la connaissance de ce regrettable événement, l’ambassade a immédiatement entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités sud-africaines compétentes, notamment en saisissant le Department of International Relations and Cooperation. Elle suit également de près l’évolution de l’enquête menée par le South African Police Service afin d’établir les circonstances exactes de ce drame. À ce stade des investigations, aucun élément officiel ne permet de conclure qu’il s’agit d’un acte de xénophobie », indique un communiqué de l’ambassade de la RDC, relayé par la RTNC.
Par ailleurs, plusieurs ressortissants africains, notamment du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Nigeria, ont publié des vidéos sur les réseaux sociaux pour condamner ce drame. Ils dénoncent également la recrudescence des violences visant les étrangers en Afrique du Sud et appellent les autorités locales à prendre des mesures plus fermes pour assurer leur protection.
Dans ce contexte de tensions, 121 ressortissants congolais ont été rapatriés à Kinshasa le vendredi 17 juillet, dans le cadre des mesures prises pour garantir la sécurité des citoyens congolais vivant en Afrique du Sud.
Bernard MPOYI















