Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné son accord de principe pour la convocation d’un dialogue national inclusif, à l’issue d’une rencontre tenue ce vendredi 17 juillet 2026 avec des représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) et des Églises de Réveil du Congo (ERC). Une initiative qui pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique dans un contexte marqué par la crise sécuritaire dans l’Est et les tensions entre le pouvoir et l’opposition.
Selon le directeur de cabinet adjoint du président national de l’ECC, le pasteur Maurice Mondengo, le Chef de l’État s’est entretenu avec les responsables des principales confessions religieuses autour de la perspective d’un dialogue national destiné à rassembler les forces vives du pays.
D’après plusieurs sources concordantes, Félix Tshisekedi a marqué son accord de principe pour la tenue de ces assises, qui viseraient à favoriser un consensus sur les principaux défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Cette évolution intervient dans un climat particulièrement sensible. À l’Est du pays, plusieurs territoires demeurent sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23, tandis que le paysage politique reste marqué par des divergences persistantes entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition.
Si le principe du dialogue semble désormais acquis, plusieurs questions restent en suspens. Le format des assises, les composantes appelées à y participer, le calendrier ainsi que les modalités pratiques de leur organisation n’ont pas encore été précisés.
L’annonce de cet accord de principe pourrait toutefois constituer un tournant dans les initiatives de recherche d’un consensus politique autour des enjeux sécuritaires, institutionnels et de gouvernance qui dominent actuellement le débat national.
Bernard Mpoyi















