mercredi, août 5, 2026
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Cobalt congolais : les sociétés minières chinoises réfutent les accusations de contamination à l’uranium

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L’Union des sociétés minières aux capitaux chinois en République démocratique du Congo (USMCC) rejette les accusations faisant état d’une présence excessive d’uranium dans le cobalt produit par certaines entreprises chinoises opérant dans le sud-est du pays.

Dans une déclaration publiée le 5 août 2026, l’organisation affirme qu’aucune des analyses réalisées sur le cobalt extrait, transformé et exporté par ses entreprises membres n’a révélé des concentrations d’uranium supérieures aux seuils fixés par la réglementation en vigueur. Selon elle, les sociétés concernées respectent les dispositions du Code minier congolais ainsi que les normes internationales applicables au commerce des produits miniers.

L’USMCC soutient que l’hydroxyde de cobalt issu des opérations minières peut contenir des traces naturelles d’uranium, mais à des niveaux jugés conformes aux exigences réglementaires et aux standards internationaux. L’organisation ajoute que ces concentrations sont insuffisantes pour permettre une quelconque valorisation industrielle de l’uranium, écartant ainsi toute possibilité d’exploitation économique de ce minerai radioactif.

Cette mise au point intervient après la publication d’une enquête du Financial Times et de Lighthouse Reports. S’appuyant sur des documents internes, ces médias affirmaient que des dépassements répétés des limites légales d’uranium auraient été constatés entre 2016 et 2020 dans le cobalt produit par la mine de Tenke Fungurume, exploitée par le groupe chinois CMOC.

L’USMCC conteste ces allégations, qu’elle juge infondées, estimant qu’elles sont susceptibles de porter atteinte à la réputation des entreprises minières chinoises établies en RDC et de fragiliser la crédibilité du cobalt congolais sur les marchés internationaux.

L’organisation réaffirme, par ailleurs, son engagement à appliquer les normes environnementales, sanitaires et de qualité exigées par les autorités congolaises et les partenaires commerciaux internationaux. Elle assure que ses entreprises membres demeurent ouvertes à toute vérification technique menée par les autorités compétentes dans le respect des procédures en vigueur.

Cette controverse intervient dans un contexte où les exigences en matière de traçabilité, de conformité environnementale et de contrôle de la qualité des minerais stratégiques se renforcent sur les marchés internationaux, le cobalt congolais occupant une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales destinées notamment à la fabrication des batteries pour véhicules électriques.

Djodjo Vondi

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