Face à l’aggravation des embouteillages dans la capitale congolaise, Félix Tshisekedi hausse le ton contre les membres du gouvernement qui empruntent les voies à sens contraire. Le chef de l’État promet des sanctions immédiates contre tout officiel pris en flagrant délit.
Suite aux difficultés de circulation routière à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a une nouvelle fois mis en garde les membres de son gouvernement contre l’usage des voies à sens contraire, pratique régulièrement dénoncée par les automobilistes de la capitale.
Lors de sa conférence de presse tenue mercredi 6 mai, le chef de l’État a rappelé que cette interdiction concerne tous les usagers, y compris les autorités et les officiels.
« J’ai déjà fait cette communication en Conseil des ministres concernant le fait d’emprunter les voies à sens contraire », a déclaré Félix Tshisekedi, visiblement agacé par la persistance de ces comportements malgré les consignes données.
Le président de la République a également invité les citoyens à signaler les contrevenants appartenant au gouvernement.
« La prochaine fois que vous en avez, veuillez bien noter la plaque et, si vous avez même vu le visage du ministre ou de la ministre, n’hésitez pas à me donner son nom et il va quitter le gouvernement immédiatement », a-t-il averti.
Dans le même registre, Félix Tshisekedi a dénoncé la pratique consistant à dissimuler les plaques d’immatriculation des véhicules officiels afin d’échapper à toute identification.
« Même le fait de bâcher les plaques est interdit. Ils ont été prévenus, ils le savent », a insisté le chef de l’État.
Cette sortie intervient alors que Kinshasa continue de faire face à une congestion routière chronique, aggravée par l’augmentation du parc automobile, le mauvais état de certaines infrastructures et le non-respect du code de la route par plusieurs usagers, y compris certains cortèges officiels.
Cink Inkonge















