MediaCongo Press > BLOG > A la une > Décès de Catherine Nzuzi wa Mbombo : Jean-Claude Mombong salue une femme politique « que les hommes n’impressionnaient pas »
La scène politique congolaise est en deuil. Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est éteinte ce mercredi 18 mars 2026 à l’âge de 81 ans, après une longue carrière marquée par son engagement politique et entrepreneurial.
Figure influente sous le régime de l’ancien président Mobutu Sese Seko, elle s’était imposée comme une personnalité forte dans un univers politique largement dominé par les hommes.
Une femme forgée très tôt à la politique
Selon l’éditorialiste Jean-Claude Mombong, qui l’a côtoyée, Catherine Nzuzi wa Mbombo a été initiée à la politique dès son jeune âge par son père, Henri Nzuzi.
Dans un hommage rendu public, il décrit une femme de caractère, peu impressionnée par les figures politiques :
« C’est une femme que les hommes politiques n’impressionnaient pas. Adolescente, elle a vu Patrice Lumumba, que ses parents lumumbistes recevaient à leur domicile à Kananga. Son père a joué un rôle déterminant dans la formation de son tempérament politique. »
Il souligne également l’influence de son environnement familial, marqué par l’engagement politique avant et après l’indépendance, ainsi que les épreuves vécues, notamment l’assassinat de son frère Emmanuel Nzuzi en 1961, aux côtés d’autres figures lumumbistes.
Un parcours politique remarquable
Née en 1944 à Tshumbe, Catherine Nzuzi wa Mbombo laisse derrière elle un parcours riche au sommet de l’État.
Elle fut notamment :
bourgmestre de la commune de Gombe en 1967,
vice-gouverneure de Kinshasa,
puis gouverneure de la province du Kongo-Central en 1972.
Mère de six enfants, elle a marqué plusieurs générations par son leadership et son parcours dans les institutions publiques.
Une figure respectée de la vie publique
À travers les témoignages, Catherine Nzuzi wa Mbombo apparaît comme une femme déterminée, issue d’une lignée engagée politiquement, et ayant su s’imposer dans un contexte souvent hostile aux femmes.
Sa disparition laisse un vide dans la mémoire politique congolaise, où elle restera comme l’une des pionnières de la participation féminine aux hautes fonctions publiques.
Daniel Aloterembi
MediaCongo Press
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