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Réforme constitutionnelle : confessions religieuses et société civile lancent une coalition citoyenne

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À Kinshasa, plusieurs leaders religieux et acteurs de la société civile ont annoncé la création de la Coalition citoyenne pour la Nation, une nouvelle plateforme favorable au processus de réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.

Prévue le 5 juin prochain, la sortie officielle de cette coalition sera marquée par une marche pacifique organisée à Kinshasa ainsi que dans plusieurs villes du pays, dans un contexte de fortes tensions politiques autour de l’avenir institutionnel de la RDC.

Alors qu’une partie de l’opposition multiplie les mises en garde contre une éventuelle révision de la Constitution, des confessions religieuses et organisations de la société civile ont choisi d’entrer dans le débat public à travers cette nouvelle structure.

Dans un communiqué conjoint signé par Evariste Ejiba Yamapia et Jonas Tshiombela, la coalition annonce l’organisation d’une « gigantesque marche pacifique citoyenne » destinée à soutenir « le processus de réforme constitutionnelle fondé sur la volonté souveraine du peuple congolais ».

Pour les initiateurs de la plateforme, les défis sécuritaires, institutionnels, sociaux et économiques auxquels le pays est confronté nécessitent une réflexion nationale sur l’avenir des institutions.

« Le temps est venu pour le peuple congolais de reprendre démocratiquement la parole », soutient la coalition.

La CCN appelle à une large mobilisation des forces vives de la nation, notamment les partis politiques, les églises, les mouvements citoyens, les organisations de femmes et de jeunes, les universitaires, les syndicats, les artistes, les médias ainsi que la diaspora congolaise.

Les organisateurs assurent que cette marche se déroulera dans le strict respect de la Constitution et des libertés publiques. Les itinéraires ainsi que les modalités pratiques devraient être communiqués après concertation avec les autorités urbaines de Kinshasa.

Cette initiative intervient dans un climat politique particulièrement tendu. L’opposition politique doit, de son côté, officialiser à Kinshasa une plateforme commune de « défense de la Constitution ».

Autour de figures telles que Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Matata Ponyo, cette coalition d’opposition dénonce ce qu’elle considère comme une tentative de « dérive dictatoriale » visant à ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.

À mesure que le débat sur la réforme constitutionnelle s’intensifie, majorité, société civile et opposition apparaissent désormais engagées dans une bataille politique autour de la légitimité populaire et du futur institutionnel du pays.

 

Cink Inkonge

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