Les hôpitaux et centres de santé publics de Kikwit, dans la province du Kwilu, tournent au ralenti, voire sont totalement à l’arrêt, depuis le vendredi 16 octobre 2026, à la suite d’une grève sèche déclenchée par le syndicat des professionnels de santé.

Samedi 17 octobre, le constat est frappant devant plusieurs établissements publics de santé : portes et fenêtres fermées, couloirs silencieux et, à certains endroits, seules les sentinelles assurent une présence autour des bâtiments.
Derrière cette paralysie, onze revendications portées par les professionnels de santé, qui réclament notamment la reprise de l’admission sous statut, la promotion en grades, la mécanisation des agents avec paiement du salaire de base, l’alignement à la prime de risques professionnels ainsi que le paiement des arriérés de primes.
Dans un communiqué diffusé à plusieurs reprises sur les radios locales, le syndicat réclame également le réajustement des rémunérations, la réaffectation des agents en attente d’affectation, la création d’une fonction publique hospitalière et l’implication effective des représentants des agents dans la mise en œuvre de la couverture santé universelle.
Ses revendications portent aussi sur l’application des mécanismes annoncés pour les cadres des fonds de promotion de la santé et l’organisation de missions de contrôle physique des effectifs.
Pendant que les professionnels de santé font entendre leurs revendications, la situation suscite des inquiétudes parmi les habitants. Des familles continuent d’amener leurs proches malades à la recherche de soins, mais se retrouvent confrontées à la fermeture des structures publiques de santé.
Badylon Kawanda Bakiman















