Dans une interview accordée ce jeudi 28 mai à Média Congo Press (MCP), quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur l’organisation du référendum, Emery Okundji a livré une attaque d’une rare violence contre le pouvoir en place, accusant le régime du président Félix Tshisekedi, qu’il appelle le « régime Tshilombo », de conduire la République démocratique du Congo vers une « dictature féroce ».
L’opposant affirme que le pouvoir actuel « n’a jamais respecté la Constitution depuis son avènement au pouvoir jusqu’à ce jour ».
« Le régime actuel n’a jamais respecté la Constitution depuis son avènement au pouvoir jusqu’à ce jour. Il dirige le pays en marge de la Constitution et des lois de la République, et les exemples sont légions », a déclaré Emery Okundji à MCP.
Très remonté après l’adoption de cette proposition de loi à l’Assemblée nationale, il estime que ce texte est « en contradiction flagrante avec la Constitution ».
« Cette proposition est en contradiction flagrante avec la Constitution, mais elle est entrain d’être examinée pour assouvir aux appétits d’un groupe des gens qui veulent se cramponner au pouvoir en instaurant une dictature féroce », a-t-il martelé.
Emery Okundji insiste sur le fait que la Constitution congolaise limite clairement les cas pouvant conduire à un référendum.
« S’agissant du referendum, notre Constitution permet trois cas de figures : la révision constitutionnelle conformément aux articles 219 et 220, le transfert de la capitale ainsi que l’échange ou la jonction des territoires », rappelle-t-il.
Selon lui, « l’opinion nationale et internationale constateront avec amertume que la cause pour laquelle l’on s’époumone pour organiser le référendum à ce jour, malgré la guerre qui déchire le pays dans sa partie orientale, n’est pas prévue par notre Constitution ».
L’ancien député qualifie dès lors cette initiative de « violation intentionnelle et manifeste de la Constitution, constitutive de l’infraction politique de haute trahison ».
Dans un ton particulièrement offensif, Emery Okundji affirme également que « le peuple congolais en général, jaloux de sa Constitution, jaloux de préserver les acquis démocratiques qu’il a obtenus au prix du sang, terrassé par une misère indescriptible à laquelle ce régime l’a soumis, se met aujourd’hui débout pour la défendre devant une minorité oligarchique, despotique et cupide qui se bat mordicus pour préserver leurs intérêts égoïstes ».
« Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est la préservation des intérêts d’un clan au détriment de tout un peuple », ajoute-t-il.
Enfin, au nom de la Coalition Article 64 (C64) pour la défense de l’ordre constitutionnel, Emery Okundji appelle les Congolais à ‘barrer la route à ce coup d’État constitutionnel organisé par le régime de Tshisekedi », en observant « scrupuleusement » la journée ville morte décrétée le mercredi 3 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national.
Roberto Tshahe Da Cruz















