Le monde entier a célébré, ce mercredi 12 août, la Journée internationale de la jeunesse. En République démocratique du Congo, cette célébration intervient dans un contexte marqué par le chômage, le manque d’opportunités et les débats sur l’avenir institutionnel du pays. Face à ces défis, la jeunesse est appelée à rompre avec la passivité et la dépendance pour devenir un véritable acteur du développement national.
Pour l’édition 2026, le thème retenu par les Nations unies est : « Différentes réalités, aspirations communes ». Il met en lumière la diversité des réalités auxquelles les jeunes sont confrontés à travers le monde, en fonction des contextes propres à chaque pays.
En République démocratique du Congo, la jeunesse représente une importante frange de la population. Selon les estimations disponibles, elle constituerait près de 70 % de la population congolaise. Malgré ce poids démographique, cette catégorie reste confrontée à plusieurs défis, notamment le chômage, l’accès limité aux infrastructures et aux opportunités nécessaires au développement des compétences, ainsi que l’accompagnement dans la valorisation des différents métiers et talents.
À ces préoccupations s’ajoute la question de la réforme constitutionnelle, qui figure également parmi les principaux débats au niveau national.
Compte tenu de son poids démographique, la jeunesse congolaise est appelée à jouer un rôle important dans les discussions portant sur la modification, la révision ou le maintien de la Constitution.
Rompre avec la passivité et la dépendance
Contacté par la rédaction de Média Congo Press (MCP), le président national de la Jeunesse protestante de l’Église du Christ au Congo (ECC), Maître Willy Mansaka, a identifié certaines attitudes que les jeunes devraient abandonner afin de mieux contribuer au développement du pays.
Il cite notamment la passivité et la dépendance.
« La jeunesse doit supprimer la passivité et la dépendance et prendre sa vie en main. Elle doit avoir un esprit entrepreneurial pour non seulement évangéliser, mais aussi apporter sa contribution dans des secteurs tels que les mines et l’agriculture, notamment en créant des emplois », a déclaré Maître Willy Mansaka, président national de la Jeunesse de l’ECC.
Des défis persistants
Le responsable de la jeunesse protestante reconnaît toutefois les difficultés auxquelles les jeunes Congolais, en général, et les jeunes protestants, en particulier, sont confrontés.
Il évoque notamment les problèmes liés à l’emploi, à la prise de conscience citoyenne ainsi qu’à leur intégration dans les institutions politiques et sociales du pays.
Pour Maître Willy Mansaka, la jeunesse congolaise doit ainsi passer du statut de simple bénéficiaire des politiques publiques à celui d’acteur du développement national, en misant davantage sur l’entrepreneuriat, la responsabilité et l’engagement citoyen.
Alors que la jeunesse constitue une importante force démographique en RDC, l’enjeu est désormais de transformer ce poids démographique en une véritable capacité d’action au service du développement économique, social et citoyen du pays.
Bernard Mpoyi















