La République démocratique du Congo, le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont ouvert ce mardi 02 juin 2026, à Kinshasa la deuxième réunion de leur Commission tripartite consacrée au rapatriement des réfugiés.
Cette rencontre intervient alors que le Burundi accueille encore environ 109 000 réfugiés congolais ayant fui les violences dans l’est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon le HCR, plus de 33 000 d’entre eux sont déjà rentrés en RDC depuis la réouverture de la frontière entre les deux pays en février dernier et l’amélioration relative de la situation sécuritaire dans la région d’Uvira. Par ailleurs, près de 20 000 réfugiés se sont enregistrés pour un retour volontaire.
Durant deux jours, les experts congolais, burundais et les représentants du HCR évaluent les conditions de retour des réfugiés ainsi que les mécanismes permettant de garantir des rapatriements volontaires, sûrs et durables.
Les discussions portent également sur la situation des réfugiés burundais vivant en RDC. Selon les données du HCR, plus de 51 000 Burundais étaient encore réfugiés sur le territoire congolais en 2025. L’un des principaux enjeux de cette réunion consiste à harmoniser les procédures de retour et à renforcer l’accompagnement des personnes rapatriées.
En avril dernier, un premier convoi de 470 réfugiés congolais a quitté le Burundi pour regagner la ville d’Uvira dans le cadre du programme de rapatriement volontaire soutenu par le HCR.
Les conclusions attendues à l’issue des travaux doivent contribuer à accélérer le retour des réfugiés tout en garantissant leur protection et leur réintégration dans leurs communautés d’origine.
Joslin Lomba















