La demande de mise en liberté provisoire de la journaliste Virginie Manganga a été rejetée ce mercredi 7 octobre 2026 par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe. La décision a été rendue lors de la deuxième audience de l’affaire, tenue à la prison centrale de Makala.
La défense avait sollicité la remise en liberté de la journaliste pendant la poursuite de la procédure. Ses avocats, dont Me Bienvenue Faso Mfumunzaza, avaient notamment invoqué les dispositions du Code de procédure pénale relatives à la liberté provisoire.
Après examen de la requête, le tribunal l’a rejetée. Virginie Manganga reste ainsi détenue à Makala dans l’attente de la suite de la procédure.
La défense a annoncé son intention de contester cette décision devant la juridiction compétente. Un recours est donc attendu contre le refus de la mise en liberté provisoire.
Prochaine audience dans deux semaines
Le tribunal a renvoyé l’affaire à deux semaines pour la poursuite de la procédure. Les débats pourraient notamment porter sur les différents éléments du dossier.
Les conseils de Fally Ipupa, à l’origine de la plainte, n’étaient pas présents à l’audience de ce mercredi. Une organisation non gouvernementale a, pour sa part, annoncé sa constitution comme partie civile.
La défense estime par ailleurs qu’une audition de Fally Ipupa pourrait intervenir au cours de la procédure, si le tribunal la juge nécessaire.
Journaliste à Antenne A, Virginie Manganga est poursuivie dans une affaire portant notamment sur des faits qualifiés de diffamation et sur une infraction prévue par le Code du numérique. Les faits à l’origine de la procédure concernent des propos tenus lors d’un direct diffusé sur TikTok et mettant en cause l’artiste Fally Ipupa.
L’affaire reste pendante devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, tandis que la défense prépare son recours contre le rejet de la demande de liberté provisoire.
Roberto Tshahe Da Cruz















