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Équateur : la gestion des ressources forestières à Bikoro préoccupe la société civile

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La gouvernance des ressources naturelles dans le territoire de Bikoro, province de l’Équateur, suscite des interrogations au sein de la société civile locale.

Dans une déclaration parvenue ce jeudi 27 août 2026 à MCP, l’Ongdh CADEB (Coordination) s’interroge sur l’impact de l’exploitation des ressources forestières sur les conditions de vie des populations locales.

Selon cette organisation, le territoire de Bikoro dispose d’importantes ressources naturelles, notamment forestières. Pourtant, les communautés locales continueraient de faire face à la pauvreté, au manque d’infrastructures, à l’insuffisance des services sociaux de base et au faible accès aux opportunités économiques.

L’organisation rappelle qu’en principe, l’État fixe les règles, délivre les autorisations, contrôle les volumes exploités, perçoit les taxes et veille au respect des engagements sociaux pris envers les communautés. Mais dans la pratique, fait-elle observer, les problèmes de contrôle, de transparence et de gouvernance peuvent empêcher ces mécanismes de fonctionner efficacement.

Se référant au diagnostic forestier publié en 2026, la CADEB souligne que les faiblesses de gouvernance et les problèmes de corruption peuvent limiter les emplois, les recettes publiques ainsi que les bénéfices sociaux attendus par les communautés.

À Bikoro, selon plusieurs sources locales citées par l’organisation, une partie des revenus générés par l’exploitation des ressources serait davantage orientée vers Mbandaka, où ils serviraient notamment à financer des intérêts privés, pendant que la population directement concernée continuerait de vivre dans des conditions difficiles.

La gouvernance locale constitue également une préoccupation majeure évoquée. Selon les mêmes sources, certains chefs, notables ou intermédiaires locaux participeraient à des négociations autour des ressources sans garantir une représentation véritable et transparente des communautés. Des bénéfices censés revenir aux populations seraient également soupçonnés d’être mal gérés ou détournés.

L’Ongdh indique par ailleurs que les autorités territoriales présentes à Bikoro seraient, selon plusieurs témoignages, conscientes de certaines de ces difficultés, mais que leur marge de manœuvre resterait limitée.

Face à cette situation, la CADEB appelle les filles et fils de Bikoro à se mobiliser pour défendre leurs droits et exiger une gestion transparente, responsable et équitable des ressources naturelles de leur territoire, tout en privilégiant des voies pacifiques et légales : campagnes citoyennes, pétitions, interpellations des autorités compétentes, débats publics, actions de sensibilisation et manifestations pacifiques légalement autorisées.

L’organisation conclut en estimant que la population mérite de savoir combien les ressources de son territoire rapportent, où vont les revenus générés et quelle part revient réellement aux communautés locales.

Prince Wello

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