Saluant les sanctions américaines visant l’ancien président congolais Joseph Kabila, la Nouvelle Société Civile Congolaise appelle à élargir cette dynamique à l’ensemble des acteurs impliqués dans la crise de l’Est de la République démocratique du Congo, au nom de la cohérence et de la crédibilité internationale.
Le coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, a salué, ce vendredi 1er mai, une mesure qu’il qualifie d’« étape importante » dans la responsabilisation des acteurs impliqués dans les violences persistantes dans l’Est du pays. Les autorités américaines accusent Joseph Kabila d’apporter un soutien aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars, actifs dans plusieurs territoires de la région.
Une avancée à consolider
Dans son analyse, Jonas Tshiombela estime que les sanctions décidées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) traduisent une volonté de renforcer la pression internationale sur les responsables présumés de la déstabilisation de l’Est congolais. Une dynamique jugée positive, mais encore incomplète.
« La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC ne peut être appréhendée de manière fragmentée », insiste-t-il, évoquant un enchevêtrement de facteurs internes et régionaux. Selon lui, la capacité opérationnelle et la résilience du Mouvement du 23 mars témoigneraient de soutiens dépassant le seul cadre national.
Au cœur du message de la NSCC figure la nécessité d’une justice internationale impartiale. Pour son coordonnateur, la crédibilité des sanctions dépend de leur application sans « traitement différencié ».
Sans appeler explicitement à une confrontation, il évoque la possibilité d’étendre les mesures à d’autres acteurs, y compris Paul Kagame, dans une logique de cohérence. « Il ne s’agit pas de stigmatiser, mais de renforcer la légitimité du dispositif international », souligne-t-il.
Maintenir l’élan
Dans un contexte marqué par des violences récurrentes, des déplacements massifs de populations et une insécurité persistante dans l’Est de la RDC, la question de la justice demeure centrale. Pour la NSCC, répondre à cette exigence implique d’aller au-delà des décisions ponctuelles.
Pour Jonas Tshiombela, la décision américaine ouvre une fenêtre d’opportunité. Il revient désormais à la communauté internationale de consolider cette dynamique en adoptant une approche « complète, équilibrée et impartiale ».
Pour rappel, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace en octobre 2025 par la Haute Cour militaire pour des faits présumés de trahison, de crimes de guerre et de participation à un mouvement insurrectionnel.
Christian Cink















