À Kinshasa, l’utilisation de certains commissariats et sous-commissariats comme espaces de stationnement pour véhicules privés suscite une vive inquiétude au sein des services de sécurité.
Selon des sources internes à la police, cette pratique tend à compromettre l’efficacité opérationnelle des agents sur le terrain.
Des installations censées servir de bases d’intervention sont aujourd’hui partiellement occupées par des motos et voitures appartenant à des particuliers.
Le commissaire divisionnaire Israël Kantu, commandant de la police ville de Kinshasa, alerte sur les conséquences de cette situation. « Le stationnement des motos et véhicules privés dans les commissariats pose un réel problème. Cela entrave les patrouilles et ralentit les interventions en cas d’urgence, notamment par crainte de dommages ou de pertes de ces biens », a-t-il déclaré le dimanche 19 avril.
Au-delà du constat, plusieurs analystes évoquent un problème structurel. Cette dérive traduirait à la fois le déficit criant d’infrastructures de stationnement dans la capitale et une gestion parfois informelle des espaces publics.
Certains habitants, mais aussi des agents, privilégieraient les enceintes policières, perçues comme plus sécurisées.
Les conséquences sur la sécurité publique pourraient être significatives. L’encombrement des commissariats risque de retarder le déploiement rapide des unités, dans une ville déjà confrontée à une forte pression démographique et à des défis logistiques majeurs.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour exiger une régulation stricte de l’usage des infrastructures policières.
Des experts recommandent notamment la création de parkings publics sécurisés afin de désengorger les installations administratives.
À ce jour, aucune mesure officielle n’a encore été annoncée. Mais au sein de la police, une priorité s’impose : restaurer la pleine fonctionnalité des commissariats pour garantir une réponse efficace aux besoins de sécurité dans une capitale en pleine expansion.
LM















