Le mouvement de grève déclenché depuis le début de la semaine à la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) se poursuit sans interruption. Les agents de cette entreprise publique maintiennent la pression sur les autorités en formulant plusieurs revendications qu’ils jugent prioritaires pour la survie de l’entreprise et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Parmi leurs principales exigences figure le départ de l’actuelle direction générale, accusée de mauvaise gouvernance et de ne pas avoir respecté les engagements pris envers les travailleurs. Les grévistes réclament également le paiement de 17 mois d’arriérés de salaires, une situation qui plonge de nombreuses familles des employés dans des difficultés financières.
Les agents dénoncent par ailleurs le non-respect du protocole d’accord conclu entre les représentants du personnel et la direction. Selon eux, plusieurs engagements contenus dans ce document n’ont jamais été appliqués, alimentant ainsi un climat de méfiance et de frustration au sein de l’entreprise.
Au-delà des questions salariales, les travailleurs pointent du doigt ce qu’ils qualifient de « gestion opaque et calamiteuse » de la SCPT. Ils accusent également les responsables de l’entreprise de procéder à la vente illicite de certains biens appartenant au patrimoine de la société, une pratique qu’ils estiment préjudiciable à l’avenir de cette entreprise stratégique du secteur des télécommunications.
Jusqu’à présent, aucune issue n’a été trouvée à ce conflit social. Les agents affirment qu’ils ne reprendront le travail qu’après la prise en compte de leurs revendications. De son côté, la direction générale ne s’est pas encore exprimée publiquement sur les accusations portées par les grévistes.
Djodjo Vondi















