La Coordination provinciale de la Société civile Forces vives du Maniema (Socima) a dénoncé, mercredi 16 septembre 2026, la poursuite d’activités d’exploitation de l’or à Kampene, dans la chefferie de Babene, territoire de Pangi.
Selon la Socima, l’Association minière du Kivu (Amiki) détenait le permis d’exploitation n°4946 couvrant plusieurs sites miniers dans cette zone. La structure affirme que ce permis a été retiré par un arrêté du ministre des Mines daté du 14 juillet 2026.
La société civile soutient toutefois que l’exploitation aurifère se poursuit sur les mêmes sites, notamment avec la présence d’opérateurs chinois qu’elle présente comme liés à Amiki. Elle demande aux autorités compétentes de vérifier la régularité de ces activités.
Amiki conteste la décision
Amiki SARL conteste pour sa part la décision du ministère des Mines. Dans une correspondance adressée au ministre, son gérant et associé majoritaire, Delphine Amissi Mosso, demande que l’arrêté soit rapporté.
Il soutient qu’Amiki n’a jamais fait l’objet d’une décision de déchéance et affirme qu’un arrêté pris en octobre 2018 concernait plutôt Kampene Mining SARL et le permis de recherche n°4926.
Cette référence au permis n°4926 apparaît également dans des informations publiées par Kampene Mining SARL, qui présente cette concession comme située dans le territoire de Pangi et couvrant 33 carrés miniers.
Amiki estime dès lors que la décision prise à son encontre résulte d’une confusion entre différents titres miniers et demande à être rétablie dans ses droits.
À ce stade, les positions de la Socima et d’Amiki restent divergentes sur la régularité des activités minières en cours à Kampene. Les documents officiels relatifs au retrait du permis et au statut actuel des différents titres miniers restent déterminants pour établir la situation juridique exacte.
Adjany Bingila















